Histoire de Brantôme

Le Dolmen de Peyrelevade (dit « Pierre Levée ») en témoigne, le site de Brantôme est habité au moins depuis le néolithique. À cette époque, les hommes occupaient les hauteurs rocheuses creusées par la rivière entourant le village, la Dronne. L’Abbaye Saint-Pierre, elle aussi ancienne, aurait été fondée sous Pépin le Bref même si l’on associe souvent à cette fondation le nom de Charlemagne qui y déposa en effet les reliques de saint Sicaire. L’Histoire raconte qu’il s’agit d’un enfant massacré sur ordre du roi Hérode après la naissance de Jésus à Bethléem.

L’arrivée des moines bénédictins à Brantôme

A partir du VIIIe siècle, les moines bénédictins s’installent dans les grottes troglodytes de leurs ancêtres. Dès lors, l’abbaye s’agrandie en même temps que sa renommée. Elle fut consacrée par le pape Léon III 35 ans plus tard, en 804. Le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et de Henri II Plantagenêt en 1152 fit devenir le village de Brantôme anglais. La signature en 1271 du roi Édouard Ier d’Angleterre d’une charte de franchise acte cependant une indépendance face à l’abbaye. Les habitants durent attendre malgré cela 1516 avant de voir se construire grâce à l’abbé Amanieu d’Albret, l’église Notre-Dame, une église paroissiale distincte de l’église abbatiale.
Brantôme redevient française en 1376 (en échange de l’engagement d’entretenir sept forteresses anglaises et d’une rançon à payer par l’abbaye) avant d’être à nouveau prise au début du XVe siècle, sauf l’abbaye qui est sauvée par le seigneur de Bourdeilles. Finalement grâce à l’envoi de renforts par les consuls de Périgueux une trêve est signée, libérant ainsi la ville.

La création du jardin des moines

Afin d’embellir le village, l’abbé Pierre VIII de Mareuil crée le « jardin des moines », un jardin entouré d’un mur où sont disposés des reposoirs encore visibles aujourd’hui. Il construit aussi le palais Renaissance et un logis abbatial qui lui n’existe plus.
Si Brantôme a pu échapper aux pillages diverses et aux guerres de religion du XVIe et XVIIe siècle, c’est grâce à l’abbé Pierre de Bourdeille qui a su rester en bons termes avec Coligny, noble influent de l’époque.
En 1944, suite à une attaque contre une voiture allemande transportant des membres de la Gestapo causant la mort de deux policiers, des hommes de la Phalange nord-africaine commandés par l’ancien capitaine de l’équipe de France de football (Alexandre Villaplane), exécutent 25 résistants et jeune habitant de la commune.