Carburant : à Brantôme, un hôtel verse 600 euros de prime à ses salariés
À Brantôme, l’Hostellerie du Périgord Vert a décidé de verser 600 euros de prime carburant à chacun de ses salariés, rapporte ICI Périgord. L’établissement de l’avenue André Maurois, qui compte 23 chambres et un restaurant, a choisi cette aide pour compenser la hausse des prix à la pompe, dans un département où les trajets entre le domicile et le travail se comptent souvent en dizaines de kilomètres.
Ce coup de pouce s’inscrit dans un dispositif encadré. Un employeur peut prendre en charge tout ou partie des frais de carburant engagés par un salarié pour ses déplacements entre sa résidence habituelle et son lieu de travail. Le plafond d’exonération a été relevé à plusieurs reprises: fixé d’abord à 300 euros, puis porté à 600 euros, il atteint temporairement 1 000 euros par an et par salarié pour les primes versées jusqu’au 31 décembre 2026. Dans cette limite, la somme échappe aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.
Ce que cela change pour les salariés du Périgord
Les conditions ont été assouplies jusqu’à la fin de l’année: la prime peut être versée même si le domicile ou le lieu de travail est desservi par les transports en commun. Le salarié doit toutefois se trouver dans l’une des situations prévues par le texte, comme habiter ou travailler dans une agglomération de moins de 100 000 habitants, ce qui est le cas de Brantôme et de la plupart des communes du Périgord. Des horaires incompatibles avec les transports en commun ou des déplacements à ses frais sur plusieurs lieux de travail ouvrent aussi droit au dispositif.
Une date compte: ces règles temporaires ne s’appliquent qu’aux primes versées jusqu’au 31 décembre 2026. À partir du 1er janvier 2027, le régime de droit commun revient. La démarche passe par l’employeur, qui reste libre de fixer le montant accordé à son personnel.