Périgueux : un hôpital de jour pour les plaies qui cicatrisent mal

L'hôpital de Périgueux vu depuis la ville, avec ses toits et ses arbres
Photo : Père Igor, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)

Après une phase de test d’un an, l’hôpital de jour « plaie et cicatrisation » de l’hôpital privé Francheville, à Périgueux, se fait connaître. Il prend en charge les patients dont les plaies ne guérissent pas au bout d’environ trois semaines, rapporte ICI Périgord. Ulcères, plaies du pied diabétique, retards de cicatrisation après une opération, brûlures superficielles : les plaies des personnes diabétiques forment la majorité de la patientèle.

Chercher l’origine, pas seulement changer le pansement

L’unité réunit plusieurs métiers au troisième étage du bâtiment, dont un chirurgien, des infirmières et une diététicienne. Le principe est d’éviter l’errance d’un cabinet à l’autre et de trouver la cause de la plaie pour la soigner vite, en ambulatoire. « Ce sont des soins qui durent extrêmement longtemps et qui coûtent très cher à la société », explique Florence Riou, infirmière responsable du pôle.

La diététicienne Alexandra Biendon traque les carences et les excès alimentaires. Elle prend l’exemple d’un patient gros fumeur, dont la plaie vasculaire a évolué plus vite après une supplémentation : la nicotine pèse sur certaines vitamines, dont la vitamine C, essentielle à la cicatrisation. Un travail mené en parallèle des soins, sans garantie de résultat rapide, mais qui change la façon de traiter ces plaies.

Ce que ça change pour les habitants

Brantôme se trouve à une quarantaine de kilomètres de Périgueux, où se concentre une bonne partie de l’offre de spécialistes du département. Une structure de ce type, qui fonctionne en hôpital de jour, évite de multiplier les passages de ville en ville pour des soins longs. L’enjeu est de taille pour les personnes âgées et les diabétiques, souvent concernées et parfois tentées de laisser traîner une plaie qui ne se referme pas.

La communication de l’établissement vise justement à faire connaître l’unité, un an après son démarrage, pour que les patients du Périgord sachent qu’elle existe.