Chasse : en Dordogne, l'ouverture générale réunit 15 300 chasseurs
C’est le jour que près de 15 300 chasseurs de Dordogne attendaient. Dimanche 13 septembre, l’ouverture générale autorise le petit gibier, du lapin à la bécasse. Dans le Périgord, la saison se prépare comme un rituel, du fusil rangé dans son armoire au chien toiletté la veille, et les fédérations départementales rappellent chaque année les règles de sécurité qui l’accompagnent.
Une ouverture sous tension
La date ne fait pas l’unanimité. Après un été de sécheresse et d’incendies, la Ligue pour la protection des oiseaux et l’Association pour la protection des animaux sauvages ont demandé le report de l’ouverture, jugeant la faune fragilisée. Les fédérations de chasse dénoncent de leur côté une polémique éloignée du terrain. Le gouvernement n’a pas accédé à ces demandes, mais il a invité les préfets à suspendre localement la chasse aux gibiers d’eau en cas de « calamité ». Une pétition réclamant un moratoire de trois ans dans les zones incendiées approche par ailleurs le demi-million de signatures.
Ce que ça change pour les habitants
Pour qui se promène dans les bois et les vallées autour de Brantôme, la période change concrètement la donne : mieux vaut porter des couleurs visibles, tenir son chien en laisse et éviter de traverser une battue. Les jours de chasse varient selon les espèces et les plans de gestion locaux, et la fédération des chasseurs de la Dordogne reste l’interlocuteur pour connaître les jours autorisés dans chaque commune.
Rien n’interdit la promenade, mais l’usage est de ne pas s’engager dans un chemin occupé par une ligne de chasseurs, et de signaler sa présence. Les restrictions liées à la sécheresse, elles, continuent de s’appliquer au même moment dans le département.