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Ancienne halte sur le chemin de St Jacques de
Compostelle, aujourd'hui une porte du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin
et joyau du val de Dronne
Les hommes préhistoriques, ont occupé
les surplombs rocheux creusés par la rivière Dronne.
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Le dolmen de Peyrelevade (dit "Pierre Levée")
témoigne des premières manifestations d'art religieux
.
La présence romaine se retrouve sur les
tronçons, encore visibles des voies " romaines", dans
les noms de lieux se terminant en ac, as, an ou at.
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A Brantôme, deux femmes ermites, Ste Maine
et Ste Galle (vitrail du porche de l'église abbatiale), s'abritent,
à leur tour, dans le pied de falaise.
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Dès le 8ème siècle,
ce sont les moines bénédictins qui vivront en troglodytes,
la falaise fournissant abris et matière première de
qualité pour la construction. La tradition veut que ce soit
Charlemagne qui consacra l'abbaye St Pierre de Brantôme en
y déposant les reliques d'un enfant martyr, un des saints
Innocents, Sicaire (deux panneaux de bois doré, 17ème
siècle, dans le chur de l'église, illustrent
la donation et le massacre). |
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Ravagée à deux reprises par
les incursions normandes, l'abbaye retrouve une certaine prospérité
au 10ème siècle (construction du clocher campanile
à gables de style roman limousin 11ème siècle)
Son rattachement, à la fin du 11ème siècle,
à l'abbaye de la Chaise Dieu, donnera un nouvel essor qui
se poursuivra durant les 12ème et 13ème siècles.
L'occupation anglaise à trois reprises (1382, 1404, 1408)
viendra mettre en péril l'existence de cette communauté.
L'église et le cloître seront en partie détruits.
Les reconstructions n'interviendront qu'à la fin du 15ème
siècle (style gothique).
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Le 16ème siècle voit l'avènement du principe
de la commende (concordat de 1516). Le pouvoir royal choisira parmi
ses favoris, clercs ou laïques, pour occuper la charge d'abbé.
Le plus célèbre, Pierre de Bourdeille, chroniqueur
mieux connu sous le nom de "Brantôme" (auteur notamment
des "Dames Galantes").
La commende entraine le développement d'une architecture
de prestige de style Renaissance, palais abbatial et son jardin,
cadre d'une vie mondaine où l'abbé vivait en grand
seigneur (16ème, 17ème, 18ème siècles).
La vie monastique disparut en 1790 à la suite des décrets
révolutionnaires ordonnant la dispersion des communautés
religieuses.
Les 19ème et 20ème siècles s'attacheront
surtout aux contingences urbaines et aux exigences économiques
et ouvriront définitivement l'abbaye sur le bourg.
Aujourd'hui, les bâtiments de l'abbaye, propriété
de la ville de Brantôme, hébergent, à la fois,
les services administratifs de la cité, et un "pôle
culturel" composé d'une bibliothèque ainsi
que des salles d'exposition, dont le célèbre "Dortoir
des moines" à la superbe charpente en carène
de bateau.
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